
Arrivée déphasé donc à l’aéroport à 7h30. Pendant que je m’autofilme, un gars me demande en anglais : “do you want I take a pictchure?”, je lui réponds “non je m’autofilme”. On comprends qu’on est tous les 2 francais. Il me laisse sa carte et me demande de m’appeler ce soir, il saurait me dire ou sortir dans la soirée…

Je prends un taxi pour aller à l’hôtel. Pas de difficultés et déja bien content d’être une deuxième fois sur le sol chinois. Au bout d’une demi heure de taxi, je trouve l’hôtel. Il est situé en plein dans le Bund (ancien quartier commerçant allemand, a confirmer) et en face des immenses tours qui se profilent dans le ciel en face du Fleuve Huangpu. Je dépose mes affaires et commence à bidouiller mon pc pour préparer mon blog. Ça va pas être si facile que ca en fait. Vers midi, je sors pour manger. Je trouve une échoppe à nouilles.

Je me ballade ensuite un peu au hasard des rues pour visiter le quartier environnant. Rien de bien reluisant, mais la Nanjing road (équivalent de la rue de la loge, mais en 48 fois plus grand) n’est pas loin. Au hasard des rues, donc, je trouve pas mal de petites boutiques vraiment chinoises. Dans une rue, une quantité de magasins de pièces pour automatismes, vélos, des trucs à la con, beaucoup de merceries, avec de la dentelle pourrie qu’on dirait des vieux trucs sortis de la commode de la grand mère.

Entre les rues, il y a de toutes petites traverses ou une grosse partie des chinois du coin font leur marché en interne.Fruits, poisson, viandes, vélos a réparer et tout ca étendu sur des bâches par terre. Impressionnant et très chinois.Je n’ose pas pendre de photo dans ce coin. Content de m’être baladé dans les “bas fonds”, je décide d’emprunter la Nanjing Road, histoire de trouver quelques fringues pour mon salon, une laverie pour mon linge sale. La Nanjing Road, c’est là ou tout occidental à intérêt à savoir dire “mei you” (non merci!): tous les 50 mètres, des chinois m’accostent. “Tu veux des montres? Rollex, pas cher! Tu cherche un mobile? un Taxi? tu cherches des massages? des filles alors? d’où tu viens? J’ai aussi des ordinateurs pas cher!”. Bref, la loi du rançonnement à la chinoise. Il y a aussi de très gentilles filles qui viennent te voir en te disant que tu es très beau et que si tu veux, tu peux être son “peng you” (copain). en tout cas , la règle d’or c’est de marcher, éviter de regarder ces personnes et de dire “mei you”, “mei you”. En une heure et demi, j’ai du le prononcer au moins 50 fois.

Mon premier Pigeonnage (presque pas vu):
En retournant sur les rives du Fleuve Huangpu, alors que je prenais quelques clichés des Buildings, 2 filles et un gars, chinois d’apparence, m’accostent et me demandent de les prendre en photo. On discute, et immédiatement, ils me proposent de les accompagner à une cérémonie traditionnelle de dégustation de Thé (la dégustation en vue d’un achat de thé, en principe en Chine, c’est gratuit). Me disant que je ne prends pas trop de risques et que c’est pas loin, je les accompagnent. Ils comment à me saouler de questions avec un anglais approximatif mais très rapide. On arrive à la soi distante institution traditionnelle du thé (un local de 5m² situé dans une cage d’escalier). La, une chinoise entre en face d’un tableau de calligraphie chinoise, sort son matériel a thé (plusieurs bouilloires, une dizaine de pots de thé, un dévidoir en bambou) et commence son exposé Historico-bidon. Tout en chinois et à 200 à l’heure. Mes 3 accompagnateurs me traduisent en anglais. J’en peux plus, ca me saoule, je suis fatigué et j’en ai marre qu’on me parle aussi vite et tout le temps. On boit le thé dans des petites tasses, genre les verres à saké. Après avoir essayé 5 ou 6 sortes de thé, très bon du reste, on nous propose d’acheter une boite avec le thé. Le prix du thé en lui même n’est pas excessif occidentalement parlant, mais reste cher pour du thé en Chine. A la fin, on nous demande à Chacun de payer 365 yuans par personne pour la dégustation des 6 thés (48y à 110 y/thé dégusté et par personne.) Et ce moment précis… je comprends que je viens de me faire pigeonner comme un bleu: Avec l’achat du thé, j’ai en tout payé plus de 500 yuans!!!! Je pars avec mes “potes” en les remerciant chaleureusement, et les quitte 200 m plus loin dans la rue. C’est bizarre, ils avaient tout d’un coup rendez vous.En fait, ces “faux étudiants sont commissionnés pour rabattre les touristes dans cette “institution traditionnelle du thé”. Ils m’ont même donné leur carte de visite. J’espère pour eux qu’ils ne tomberont pas un jour sur un pigeon plus agité que moi!

Je rentre à l’hôtel me reposer un peu, je dors quelques heures. A 21h, mon contact de ce matin m’appelle pour me donner rendez vous à Dagu Lu (pas loin de la concession française) à un apéro open bar dans un bar à vins français. J’espère que ce n’est pas un traquenard comme cet après midi, mais après tout… je me dis qu’un expat n’a sans doute pas les mêmes motivations lucratives que les chinois rabatteurs. Advienne que pourra. Je prends le taxi, 15 min, 12 yuans, pour l’instant, tout va bien. En arrivant, je le retrouve dans un bar à vin bien classe, attablé avec 5 ou 6 congénères français, tous entre la 20aine et la 30aine, tous expatriés depuis 1 à 4 ans à Shanghai . On discute, ils sont bien sympa. Ils me racontent un peu leur parcours: Ya un gars (Guillaume) qui vient de Tours, il est parti en chine pour se lancer dans la papeterie,puis il est devenu ingénieur pour une société. Mon accompagnateur, Laurent, le gars de l’aéroport que j’avais pris pour un gay – faut que je l’avoue quand même – travaille pour une société d’installation électrique Roumaine. La plupart sont tous des VIE. Le patron du bar a vins est Francais et exporte de belles bouteilles à prix d’or en chine (après tout ya pas que les chinois qui ont le droit de rançonner, nous aussi on sait faire pareil avec eux).
Vers 23h, ils décident de m’emmener dans une rhumerie tenue par un ardéchois. Le Bounty 1 (parcequ’à priori il y a aussi le Bounty 2). Dans le bar, il n’y a que des français. Merde, pour un premier jour, je tombe que sur des francais, c’est con quand même! Ils boivent tous des quantités astronomiques d’alcool. De mon coté j’essaie de couper un peu mes mojitos avec de la limonade sinon je ne tiendrai pas longtemps. Tout le monde est bien bourré au bout de minuit. tout le monde discute avec tout le monde dans un bordel pas possible. Les tournées de rhum café en shots se distribuent à tout va. Mon pote aéroporté Laurent me propose de m’accompagner demain après midi pour aller me faire tailler…. un costard sur mesure chez un couturier chinois.

ca boit ca boit ca re-boit, et moi de mon coté je fais mon solo-Alex qui parle avec tout le monde. 2h30 du mat, je décide de les quitter pour rejoindre mon hôtel en taxi. En sortant du taxi, je tombe sur un mini brasero chinois, je commande 3 brochettes, parce que j’ai pas mangé depuis midi.3heures du mat je me couche, bien fatigué en pensant que je vais dormir au moins 10 heures.